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|  L'Egypte Ptolémaïque |  | Chronologie:
332-331: Prise de la satrapie perse d'Egypte par Alexandre le Grand et fondation d'Alexandrie. 323 (juin): Mort du Conquérant macédonien à Babylone. Ses généraux se partagent son Empire: Ptolémée, fils de Lagos, reçoit l'Egypte et s'y rend aussitôt. 321 (été): Ptolémée détourne le convoi funèbre d'Alexandre vers l'Egypte (Memphis) 323-301: Pendant deux décennies, les Successeurs s'affrontent dans l'espoir utopique de recueillir à leur profit l'immense héritage d'Alexandre le Grand. Les Antigonides (Antigone "Monophtalmos" ("le Borgne") et son fils Démétrios "Poliorcète") se montrant particulièrement belliqueux. Ptolémée, quant à lui, s'intéresse particulièrement à Chypre et à la Phénicie-Syrie. Ce dernier territoire sera l'enjeu de guerres incessantes avec la dynastie Séleucide. 315: Les tétradrachmes au nom et au type d'Alexandre cessent d'être frappés à Alexandrie, remplacés par le type iconographique "Alexandre coiffé du scalp d'éléphant/Athéna combattante" toujours de poids attique. 310: Le poids du tétradrachme ptolémaïque est abaissé à 15,70gr dans le but certainement d'obtenir une plus-value dans les transactions en Egypte par rapport aux monnaies de poids attique ("Alexandres" au poids de 17,23gr) 305: Suivant l'exemple Antigonide, les Successeurs se proclament à leur tour "rois" (basiléos en grec). Ptolémée reçoit le titre de "Sôter" ("Sauveur") par les Rhodiens pour les avoir aidés lors du siège de leur cité par Démétrios "Poliorcète" ("le preneur de villes") en 305/4. 301: Antigone le Borgne est tué à la bataille d'Ipsos en Phrygie. Son royaume d'Asie est partagé entre les autres Diadoques (Lysimaque, Séleucos...). Ptolémée profite du conflit pour s'emparer de la Judée et de la Coelé-Syrie au grand mécontentement de son ancien allié Séleucos I. 300: Adoption d'un étalon monétaire propre à l'Egypte ptolémaïque dont la monnaie-pivot est le tétradrachme d'argent de 14,25gr au type "portrait de Ptolémée I / Aigle posé sur un foudre". Les monnaies étrangères ne sont plus autorisées à circuler dans le royaume et doivent être échangées obligatoirement contre de la monnaie lagide à l'entrée du territoire. 297: Fondation du Musée et de la Bibliothèque à Alexandrie. 295/4: Reconquête définitive de Chypre. 286: Prise des cités côtières phéniciennes de Tyr et de Sidon à Démétrios Poliorcète. 285: Le fils de Ptolémée I, Ptolémée II, est associé au trône. Construction du Phare d'Alexandrie par Sostrate de Cnide. 283-246: Règne personnel de Ptolémée II "Philadelphe" ("qui aime sa soeur") . Expansion territoriale en Phénicie-Syrie et sur les côtes de l'Asie Mineure entraînant les premières "guerres syriennes" avec les Séleucides. 261/0: Réforme monétaire du bronze: six dénominations distinctes sont émises dont la plus lourde pèse presque 100gr! Introduction du portrait de Zeus-Ammon dans l'iconographie monétaire associé au traditionnel "Aigle posé sur un foudre". 246-222/1: Règne de Ptolémée III "Evergète" ("le bienfaiteur") . Lors de la 3e guerre syrienne, l'armée lagide s'empare des grandes villes séleucides d'Antioche et de Séleucie de Piérie. 240: Fondation du grand temple de Sarapis (le Sarapieion) à Alexandrie. 225: Début de la dévaluation de la monnaie de cuivre ptolémaïque. Ce constat s'explique par une surproduction des émissions de bronze afin de financer les conflits extérieurs ce qui eut pour conséquence d'augmenter les prix du marché (inflation) se répercutant donc sur la valeur des monnaies. Ainsi, à la charnière des deux siècles, le prix du blé à l'artabe (mesure de 40 litres) passe de 2 drachmes à 180 drachmes de bronze! 222/1-205/4: Règne de Ptolémée IV "Philopator" ("qui aime son père") . Déclenchement de la 4e guerre syrienne par le grand roi séleucide Antiochos III. Ce dernier réoccupe Séleucie et Tyr mais il est arrêté à Raphia le 22 juin 217. La Coelé-Syrie revient aux Lagides. 216: Soulèvement des "indigènes" en Haute-Egypte qui proclament des rois entre 205 et 185. 210: Abandon de l'argent comme monnaie courante (?) 205/4-181/0: Règne de Ptolémée V "Epiphane" ("l'illustre") . 5e guerre syrienne et prise de Gaza par Antiochos III le Grand. Victoire définitive des Séleucides à Panion en 200. Ces derniers récupèrent la Coelé-Syrie. 196 (27 mars): Décret trilingue de la "Pierre de Rosette". 195/4: Paix entre les deux dynasties: Cléopâtre I, la fille d'Antiochos III, épouse Ptolémée V pour sceller l'entente. 179: Début du déclin qualitatif de la monnaie ptolémaïque. 181/0-145: Règne de Ptolémée VI "Philometor" ("qui aime sa mère") . Sa mère Cléopâtre I assure la régence jusqu'à sa mort en 176. Son frère cadet Ptolémée VIII est associé à la royauté de 170 à 164. Au printemps 169, l'armée d'Antiochos IV (frère de Cléopâtre I) se présente aux portes d'Alexandrie et capture Ptolémée VI. L'intervention de Rome permet la libération du roi et le retrait des forces séleucides d'Egypte. 164 (octobre)-163 (mai): Ptolémée VI réside à Rome après avoir été expulsé de son royaume par son frère. L'appui de Rome permet la restauration du roi mais attribue en compensation à Ptolémée VIII le royaume de Cyrénaïque. 145/4-116: Règne personnel de Ptolémée VIII Evergète II "Physcon" ("le ventru") . Après la mort de son frère en Syrie, Ptolémée VIII réoccupe le trône égyptien en épousant sa soeur Cléopâtre II, veuve de Ptolémée VI. Lors des noces, il fait assassiner l'héritier légitime Ptolémée VII. Vers 132/1,après avoir épousé sa nièce Cléopâtre III, Ptolémée VIII est chassé d'Alexandrie lors d'une révolte fomentée par Cléopâtre II. Il se réfugie à Chypre et assassine son propre fils Ptolémée Memphite qu'il avait eu avec Cléopâtre II. Au même moment, la province de Thébaïde fait sécession et le souverain "indigène" Harsiésis se proclame Pharaon! Vers 130-129, Ptolémée VIII récupère encore une fois son trône provoquant la fuite de Cléopâtre II. Vers 124/3, Cléopâtre II revient à Alexandrie et une réconciliation générale est proclamée, mettant fin à la guerre civile. 116-30: Ce dernier siècle de la dynastie est marqué par des luttes incessantes entre les différents membres de la famille royale, déstabilisant fortement l'unité du royaume. Rome intervient de plus en plus dans les affaires égyptiennes, profitant des dissensions familiales. Ainsi, en 80, c'est le dictateur Sylla qui place sur le trône Ptolémée XI. La fin du siècle est marqué par la forte personnalité de la reine Cléopâtre VII qui tâcha probablement de faire survivre son royaume déclinant en s'alliant "charnellement" aux grands généraux romains de l'époque: Jules César, Marc-Antoine et (presque) Octavien. Après la victoire navale d'Actium en septembre 31, et le suicide de la reine lagide en août 30, L'Egypte cessa d'exister en tant que royaume et devint une province romaine.
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|  Le Monnayage d'argent |  | Compagnon d'armes d'Alexandre le Grand, Ptolémée est nommé stratège d'Egypte en 323 avant J.-C. Il frappe alors des monnaies au nom du Conquérant dans l'atelier d'Alexandrie. Trois ans plus tard, il fait modifier le portrait monétaire de ses tétradrachmes au type classique "tête imberbe d'Héraklès coiffé de la léonté" en adoptant l'iconographie "tête d'Alexandre coiffé du scalp d'éléphant". Ce choix commémorerait l'arrivée du char funéraire d'Alexandre à Alexandrie en 321 avant J.-C. et rappelerait les conquêtes "indiennes" du roi macédonien. Selon Le Rider et De Callatäy, l'apparition de cette nouvelle monnaie répondrait à une préoccupation fiscale: le désir du souverain d'avoir une monnaie propre au royaume lagide et qui possèderait une plus-value par rapport aux "Alexandres" extérieurs. En 315, le revers classique "Zeus aétophore assis" change lui aussi et fait place à la déesse Athéna, vénérée dans la capitale macédonienne Pella en tant que "combattante". Les tétradrachmes classiques au type d'Alexandre cessent d'être frappés. En 310, Ptolémée abandonne l'étalon attique pour un étalon personnel plus léger: le tétradrachme passe de 17,20gr à 15,70gr. Après avoir pris officiellement le titre grec de "Basiléos" (= roi) en 305, il introduit dans la circulation (vers 300?) un nouveau tétradrachme, plus léger (14,25gr), au type "tête de Ptolémée/Aigle sur foudre" qui sera utiliser par tous ses successeurs jusqu'à la fin de la dynastie. Le système monétaire du royaume se ferme définitivement aux espèces étrangères qui doivent obligatoirement être échangées contre de la monnaie lagide. Ce change obligatoire permet au roi de prélever une taxe élevée car il gagne presque 3gr d'argent par tétradrachme échangé. Cette monnaie adopte aussi une iconographie typique qui n'évoluera guère dans le temps tout au long de l'existence de la dynastie Lagide. Sur l'avers, le souverain a la tête ceinte du diadème, simple ruban incarnant la Victoire divine et la souveraineté. A son cou est noué l'égide, la terrible arme foudroyante de Zeus ou d'Athéna. Il s'agit d'une sorte de cape faite à partir de la peau de la chèvre Amalthée, la nourrice de l'enfant Zeus. Agitée, cette peau animale lançait des éclairs terrifiants aux ennemis. Notons que sur les tétradrachmes au type " Alexandre coiffé du scalp d'éléphant ", le Conquérant divinisé portait également l'égide autour du cou.
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|  Le Monnayage de bronze |  | En 261 avant J.-C., sous le règne de Ptolémée II "Philadelphe", un nouveau système monétaire du bronze est inauguré en Egypte. Selon les chercheurs, six dénominations sont frappées dans l'atelier d'Alexandrie se distinguant par leurs poids, leurs diamètres et leurs détails iconographiques. La plus lourde de ces pièces avoisine les 100gr pour un diamètre conséquent de 48mm! Cette curiosité numismatique s'explique probablement par le besoin de faire correspondre dans un premier temps cette "drachme" de bronze au deben égyptien de poids équivalent. Dans ce cas de figure, il semble que ce bronze puisse égaler la drachme d'argent de 3,56gr. Cette correspondance va se maintenir tout au long de la dynastie Lagide même si la dépréciation de la monnaie de bronze à la fin du IIIe siècle avant J.-C. fera évoluer la valeur de la lourde monnaie de bronze: sous Ptolémée VI (180-146), le module de 100gr vaut désormais 125 drachmes de bronze!
Ce monnayage particulier était destiné à l'usage du peuple et des ruraux afin d'assurer une meilleure perception fiscale semble-t-il. Cependant, contrairement à l'idée reçue, la figuration du dieu Zeus Ammon à l'avers n'était pas une tentative du gouvernement gréco-macédonien pour plaire au peuple égyptien. En effet, ce dieu est typiquement grec, plus exactement cyrénéen. Les monnaies ptolémaïques représentent le dieu Zeus Ammon sous les traits d'un homme dans la force de l'âge, arborant une barbe fournie, les tempes recouvertes des cornes recourbées du bélier, la tête ceinte d'un diadème (taenia) sur lequel est fixé, dans la partie sommitale, un objet mal défini, probablement un uraeus (= cobra femelle, incarnation de "l'oeil de Rê", qui ornait le front des Pharaons pour les protéger) ou une fleur de lotus, plante aquatique sacrée.
A ce dieu est associé sur les revers, comme sur les tétradrachmes, un aigle sur un foudre. L'aigle est l'oiseau de Zeus, son messager intermédiaire entre le monde divin du ciel et le monde terrestre des hommes. Il est aussi parfois son incarnation comme dans le mythe de l'enlèvement de Ganymède. Le foudre est l'arme souveraine du roi des dieux qui abat sans pitié les ennemis et les insolents (Béllérophon ou Phaëton par exemple). On a donc affaire à une iconographie totalement empruntée au monde grec. Notons toutefois que l'oiseau royal n'est pas toujours représenté de la même manière. Ainsi, il peut avoir les ailes ouvertes ou fermées, la tête tournée à gauche ou à droite, et même être figuré seul ou avec son clone! Ces divers attitudes suggèrent probablement des différences de valeur de ces monnaies aux yeux des usagers. Ainsi, la représentation d'un "aigle double" signifie-t-elle la valeur double de la pièce?
Enfin, on ne peut conclure cet article sans tenter d'expliquer une curiosité propre à ce monnayage. On remarque en effet que tous les bronzes lagides, tous modules confondus, présentent un minuscule trou circulaire au milieu (ou presque) de leurs deux faces (avers et revers). Les spécialistes le nomment "trou de centrage" ou "point creux" et en donnent diverses explications. Le paragraphe qui suit les récapitule. Il est extrait de l'indispensable ouvrage de François Rebuffat "La Monnaie dans l'Antiquité ", Ed. Picard, 1996, p.68 ("les flans et leur préparation"):
"il peut aussi arriver qu'au moment de la fabrication [des flans], un peu d'air soit refoulé à l'intérieur du moule: ne pouvant s'échapper, il se rassemble à la partie supérieure des hémisphères et on retrouve alors comme un petit cratère qu'il est souvent difficile de distinguer d'un éventuel trou de centrage*. Pour expliquer cette curiosité, T. Hackens a également émis l'hypothèse selon laquelle "la matrice qui servait à imprimer les creux des moules à flans présentait une petite cavité résultant de son tournage"; on la retrouverait sur les monnaies ainsi frappées. Enfin, d'autres explications ont encore été données à l'existence de ce "point creux": on y a vu la marque d'une technique permettant de bloquer le flan entre les coins au moment de la frappe ou bien on considère parfois qu'il s'agit là d'un creux réalisé sur un flan vierge et qui permet ensuite, grâce à une pointe, de le maintenir sur un tour pour le préparer au martelage".
*"Ce dernier laisserait supposer que, une fois démoulés, les flans étaient rectifiés jusqu'à l'obtention d'un objet parfaitement circulaire, et ce, à l'aide d'une machine ou d'un appareil qui aurait laissé, comme trace, cette cavité; cette particularité se rencontre plutôt, semble-t-il, à l'époque tardive, surtout sur les impériales grecques d'Asie Mineure".
Le classement des bronzes ptolémaïques Corpus : J. Svoronos "Ta nomismata tou kratous ton Ptolemaion", Athens, 1904. Argus : D. Sear "Greek Coins and their values" T. II, 1979, p.731-754. La valeur de certains grands bronzes est sous-estimée par rapport au marché actuel, surtout pour un état TTB difficile à trouver. Etudes : G. Le Rider & F. De Callatäy: "Les Séleucides et les Ptolémées, l'héritage monétaire et financier d'Alexandre le Grand", Ed. du Rocher, 2006. O. Picard: "Monnaies d'Alexandrie", 2006.
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|  Le dieu Zeus Ammon |  | Le dieu Zeus Ammon est probablement à l'origine un dieu pastoral libyen. A la fin du VIIe siècle avant J.-C., dans le contexte général des flux migratoires grecs qui affectent tout le bassin méditerranéen, les Grecs de l'île de Théra débarquent sur la côte libyenne et fondent Cyrène. Par extension, la région colonisée est appelée Cyrénaïque. Les Cyrénéens adoptent le culte "indigène" d'Ammon qu'ils assimilent à Zeus, le maître des éléments déchaînés du ciel (orages) et le roi des dieux grecs. Toutefois, ce Zeus cyrénéen présente des caractéristiques physiques propres comme les cornes de bélier qui couvrent ses tempes. A partir de 510 avant J.-C., les ateliers de Cyrénaïque émettent un monnayage (tétradrachmes) à l'iconographie originale: l'avers présente une curieuse plante - le silphium - aujourd'hui disparue, dont les vertus médicinales et aromatiques étaient réputées dans l'Antiquité; c'était un vrai produit de luxe dont les Cyrénéens contrôlaient le trafic; le revers arbore la tête de Zeus Ammon, barbu et cornu, vu de profil. Les relations commerciales qu'entretiennent les Cyrénéens avec les Grecs métropolitains permettent la propagation du culte de Zeus Ammon. Son sanctuaire le plus illustre en dehors de la Libye est celui d'Aphytis à la pointe de la presqu'île de Chalcidique. De petits bronzes sont émis à l'époque classique, associant la tête vue de face du dieu et un canthare, objet cultuel sacré.
En 348 avant J.-C., la conquête de la Chalcidique par le roi de Macédoine Philippe II entraîne indirectement la diffusion du culte de Zeus Ammon dans le royaume. Dès l'enfance, endoctriné par sa mère Olympias, Alexandre le Grand se considérait comme "fils de Zeus (Ammon?)". Après tout, n'était-il pas l'héritier de la dynastie royale des Argéades et donc, le descendant du héros Héraklès, fils de Zeus ? Ses célébres tétradrachmes le représentent probablement sous les traits d'Héraklès coiffé de la léonté à l'avers, associé au Zeus olympien, trônant en majesté au revers. Quand il s'empare de la satrapie perse d'Egypte en novembre 332 avant J.-C., il effectue presque immédiatement un pélerinage vers l'oasis de Siwa, en plein désert libyco-égyptien à l'ouest du Nil, pour aller consulter le célèbre oracle de Zeus Ammon. A ce moment-là, les prêtres l'auraient assurés d'être bien le "fils de Zeus Ammon".
Cette parenthèse historique sur la ferveur religieuse du Conquérant envers Zeus Ammon était indispensable pour comprendre le choix iconographique fait par les Ptolémées pour leurs monnaies. un demi-siècle plus tard. Notons également que l'Etat lagide exerce un protectorat sur la Cyrénaïque depuis la mort d'Alexandre le Grand (-323) jusqu'à l'annexion définitive de cette région vers -247 suite au mariage du prince Ptolémée III avec l'héritière cyrénéenne Bérénice (II).
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|  Alexandrie |  | Reconstitution virtuelle de la ville antique par J.-C. Golvin
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